JEAN-YVES AUREGAN, PEINTURES

Du 11 mai au 11 juin 2016

La galerie Artisyou est fière de présenter l’exposition de Jean-Yves Auregan (né en 1967).

 

 

En 1979, à douze ans, Jean-Yves Aurégan a déjà visité les plus grands musées d’Europe, avec sa famille. Son père Alain Aurégan est peintre. A la maison, ses parents et leurs amis se passionnent et se querellent autour d’un tel, peintre ou sculpteur, lors de dîners heureux et agités.  L’art et son histoire s’infiltrent en l’enfant.  Il assiste enthousiaste aux polémiques et chicanes qui fatalement résonnent en lui.

Les dés sont jetés : il entre à l’Ecole Régionale des  Beaux Arts de Rennes en 1986 jusqu’à l’obtention de son diplôme en 1991.

Aux Beaux Arts  à Rennes  il est pressé, oppressé, le climat n’est pas à la peinture. En 1990, Jean-Yves Aurégan s’installe à mi-temps à Paris  afin de  procurer un vecteur dense à son impatience.

Des « Torrents » monumentaux recouvrent les toiles. Il incline à  y  noyer son impuissance à signifier le corps humain, un mode qui l’obsède. Pourtant la série des « Torrents » le hantera. Les toiles nous livrent des espaces apparemment sans corps, le sujet s’efface laissant place à des espaces presque blancs néanmoins tactiles et envoûtants.

Nonobstant, chaque série se fond dans la suivante et donne naissance à une production latente et « fusionnée ». Peu à peu le corps humain revient, dans l’image du « Bœuf Ecorché » d’après Rembrandt. Le corps humain ressurgit,  manifeste. Inlassablement inscrit en filigrane, apologie obsessionnelle. 

Auregan revient enfin à la forme, au sujet du corps. En 1994 il peint ses Bœufs écorchés et autres bestioles préludes au corps humain.

D’ailleurs la bête figure aussi au côté d’une femme muette. D’aucun  y discerneront une symbolique certaine ; peu importe, son sujet est là ! Bœufs, corps humains. Cette production libère une série de corps lascifs, immobiles, de couples, de portraits. Dans cette mêlée, Jean-Yves Auregan projette, « profusionne ».

Lorsqu’il rentre à Paris il se mesure à ses « Médée », sa Médée, celle de la toison d’or, une longue série monumentale et signifiante que Jean-Yves commence à dévoiler au tout début des années 2000 ; une série entrecoupée de figures de couples, de femmes étendues. Son couple, sa femme. Dans cet intervalle, les  « Bœufs aux Femmes »,  spasmes grandioses, ressurgissent.

A cette époque il s’installe avec femme et enfant à naître, en Sancerrois au coeur des vignes, à 2 heures de Paris.

Les toiles de Jean-Yves Aurégan sont exposées à Paris, Rouen, Lille, Lyon et Dortmund.

En 2011, il part en résidence dans la ville de Zundert au Pays-Bas, ville natale de Vincent van Gogh où, face à lui, il livrera une série d’autoportrait.

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